Monde scolaire

Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 12:53

Pluies diluviennes, inondations, maisons détruites ; morts et sans abris. Tel est le bilan des dernières pluies enregistrées au Mali pendant cette saison des pluies.

Pour illustrer ces tristes événements, et parmi lesquels la mort brusque et par noyade du directeur du CAP de Kita  et cinq autres passagers à bord de sa Land criser (le chauffeur, deux agents de la Direction Nationale de l’éducation, une femme et son enfant) ; un journal de la place a pris un "malin plaisir" à arborer à la une, la photo du défunt directeur, torse nu, étendu à même le planché comme un vulgaire inconnu.

Cette image bouleversante et insoutenable ayant circulé dans toute la capitale (et dans le monde via la toile)  a suscité des réactions d'indignation très vives.
A en croire que de nos jours, l'être humain n'est plus sacré et encore moins celui du corps du directeur de CAP Yoro Diakité. Entre le journaliste qui a pris la photo ou le journal qui a osé la publier, un esprit fort et malsain se dégageait : celui de vendre le numéro. Sinon comment expliquer un tel manque d'égard?
Rappelons toutefois que l'être humain est sacré et sa mémoire l'est encore plus. Avaient-ils pensé au moins au choc que cela pourrait occasionner chez parents, amis et collègues de la victime?? Allez savoir!


Par Scorpion - Publié dans : Monde scolaire
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 16:48

C'est par une déclaration "bidon " que le bureau COSES a mis fin à deux années de lutte syndicale le jeudi 16 juillet sur l'ORTM.
La mise en scène a été précédée par des simulacres d'avis d'assemblée générale radiodiffusés le mercredi dernier. C'est le sacre de la trahison en vigueur dans les syndicats d'enseignants depuis l'avènement du 26 Mars au Mali.
Des questions majeures subsistent à cette farce de mauvais goût servie de façon grotesque. Pourquoi le BEN/COSES a mis deux ans pour suspendre son mot d'ordre de non évaluation et de rétention des notes ? Pourquoi le régime de son excellence Amadou Toumani Touré a attendu trois ans pour octroyer des miettes aux enseignants? Le BEN/COSES a-t-il consulté sa base pour légitimer son action?
La vérité est que le ridicule ne tue plus et que la tradition a été respectée par une poignée de faux responsables syndicalistes. Les luttes des syndicats d'enseignants ont rarement abouti à cause du piratage des revendications par des leaders qui ont juré de perdre les enseignants et leurs élèves. La stratégie a toujours consisté à monter les enchères dans la conduite des négociations pour finalement se sucrer à la manière des charognards .C'est de cette façon que tous les leaders syndicalistes se sont servis, à l'exception de feu ISSIAKA TIMBINE.
Le mot d'ordre de la COSES a été suspendu dans le mépris souverain de sa base. Au dernier meeting de juin dernier, elle a fortement recommandé aux leaders de la consulter  avant toute suspension. Aucune consultation n'a eu lieu avant la mascarade de déclaration du jeudi dernier.
Les membres du BEN/COSES, les membres des bureaux des 4 syndicats nationaux ont failli à leur mission. Ils ont délibérément trahi la confiance des militantes et des militants, qu'ils ont humiliés ignoblement. Dans ce cas, puisqu'ils peuvent suspendre de leur seul vouloir les mots d'ordre, pourquoi ont-ils attendu deux ans pour le faire? Quel gâchis pour l'école malienne?  Quelle atteinte à l'honneur et à la dignité des enseignants ? Nous avons grand souci pour l'école et les Enseignants maliens et nous pensons qu'il faut changer les méthodes et les stratégies de négociation avec les syndicats d'enseignants. Que s'est-il réellement passé? Dieu Seul en est témoin !   Les mois à venir nous édifieront largement avec les éventuelles nominations dans le département. A notre avis le régime n'avait pas besoin de tout ce temps pour servir ainsi les Enseignants. Il doit aider à contrer les syndicalistes pourris qui sont les vrais preneurs d'otages. Tant que subsistera la corruption à l'école, l'école publique n'arrêtera jamais de se "cadavériser".Il est temps que le régime centre tous ses efforts sur la reconnaissance du mérite et la libération du génie. Il faut cesser d'encourager les comportements malsains chez les éducateurs. La suspension du mot d'ordre n'a fait l'objet d'aucune médiation et aucun protocole d'accord n'a été signé. De cette manière, le noyau infiltré s'est montré coupable et déloyal. Il aurait sagement fallu accepter la proposition de Monsieur le Premier Ministre dès le début. L'école malienne aurait bien gagné. Nous ferons tout pour chasser les syndicalistes opportunistes et corrompus qui se sucrent sur le dos des Enseignants et des élèves.   

Par Lassina KEITA         

Par Scorpion - Publié dans : Monde scolaire
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 20:19
Dans la série des réactions face à la crise scolaire au Mali, nous vousproposons cet autre article dans un style tout différent. Il s'agit du commentaire de Monsieur KEITA Lassana qui date du 07/07/2009.

La crise qui secoue l'école malienne depuis 18 ans est plus profonde que l'analyse qu'en font certains "spécialistes". La passion ne viendra jamais à bout d'elle. La leçon de morale qu'on semble administrer aux enseignants est inopportune. L'école publique est seulement le lieu des enfants du peuple malien et de ceux des braves enseignants. En réalité c'est le Mali entier qui est malade de ses dirigeants. Ils ne voient jamais les maux qu'ils ont engendrés; ils ne savent que s'acharner contre les courageux enseignants qui ont été acculés dans leurs derniers retranchements. Les enseignants sont-ils coupables de détournements éhontés de deniers publics, d'abus de biens sociaux, d'enrichissements illicites, de trafics d'influence, d'injustices rampantes? Au contraire, ce sont les enseignants qui sont pris en otage par le régime actuel qui ne cesse de pousser la population contre eux, en somme une incitation à la haine. De 2008 à nos jours, les enseignants ont essuyé toutes les insultes, toutes les moqueries, tous les mépris par certains membres de l'équipe dirigeante. Ce n'est pas ce qu'ils attendaient d'elle. Qui a joué le rôle de recours pour les syndicats d'enseignants? Au lieu de cela, pratiquement tout le monde les a lâchés dans leur enfer depuis 2007.Qu'on ne trouve rien à leur donner ("on ne devient pas enseignant pour avoir de l'argent"), soit ; mais nul n'a le droit de casser leur moral. Tout laisse à croire que ce sont les autorités elles-mêmes qui jettent l'huile sur le feu. Que dit-on de ces milliers d'élèves qui battent le pavé depuis une décennie, parce que non orientés après le DEF ? Pourtant la législation scolaire malienne commande d'orienter jusqu'à 21 ans! Que dit-on de ces enfants non scolarisés, faute de classes et d'enseignants? Qui a bradé l'école malienne,avec des méthodes et des programmes inadaptés, avec des examens réduits à 4 matières du CEP au bac, en passant par le DEF, le Cap et le BT ? L'État a démissionné dans la poursuite de ses efforts au secondaire pour céder sa place à la privatisation sauvage. Actuellement, il gère seulement 57 établissements publics (lycées, écoles professionnelles, Instituts de formation des maîtres) sur toute l'étendue du pays contre 342 établissements privés agréés du même ordre. La vérité est que les enseignants sont moins coupables que les autorités. Quotidiennement, ils assument avec honneur et dignité leur part de responsabilité. Ils affrontent les effectifs pléthoriques, les agressions physiques et morales, les injustices de tous ordres, le clientélisme, le favoritisme, le chantage, les dénigrements, l'insécurité financière... Les enseignants ne méritent en aucun cas les invectives de tous les horizons. Aucun régime ne s'est autant acharné verbalement contre eux. Pourquoi son Excellence Monsieur le Président de la République ne les rencontrerait-il pas lui-même? En accordant des primes fabuleuses à certains agents de la fonction publique malienne aux dépends des enseignants, l'on s'est montré coupable de discrimination comme jadis au pays de l'apartheid. Ce n'est pas avec plaisir que les enseignants ont recours à la rétention des notes et à la non évaluation. C'est toujours contre eux que s'observent les sorties médiatiques. A-t-on l'habitude d'étaler sur la place publique les primes accordées aux autres agents de la fonction publique? Il suffit d'accorder des miettes aux enseignants pour voir les autorités et les médias d'État vendre la mèche à l'opinion nationale.

Tout le monde a eu vent des propositions de 7000 à 10000fcfa.il faut préciser que la même prime de responsabilité existe depuis juillet 2001, octroyée par son Excellence Alpha Oumar Konaré en lieu et place de 1,15 p à l'UNTM. Elle est de 8000fcfa pour le secondaire et 6000fcfa pour le fondamental.
L'usure n'a jamais été une bonne stratégie pour réduire une action syndicale, encore moins la blessure morale. Nous devons nous respecter et nous dire la vérité. Les syndicats d'enseignants ont la redoutable mission d'exiger l'amélioration des conditions de vie pour fixer leurs militants à l'exercice de leur fonction. Ce n'est pas en marginalisant leur corps qui peine au soleil qu'on les arrêtera. Ces derniers temps, l'on a assez exacerbé leur misère morale dans les sketches à la télé et à la radio d'État. Pourtant, rarement l'on tombe sur un(e) scolaire exclu(e) malgré ses bonnes performances. Malgré tout, ne devient enseignant que celui qui a tout perdu.
En vérité, les enseignants restent encore, quoiqu'on dise, une vraie chance pour le Mali. Ils demeurent parmi les moins corrompus du pays. Ils méritent d'être soutenus et encouragés. Aucun sacrifice n'est au-dessus de l'école .Tous les pays voisins sont passés par là. Depuis le Grand Modibo Keita, l'école et les enseignants sont restés orphelins au Mali. Leur respect et leur motivation restent un passage obligé pour l'avenir du Mali. C'est un devoir historique.

 



Par Scorpion - Publié dans : Monde scolaire
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 19:06
En parcourant la presse malienne, nous avons recueilli un article datant du 29 juin 2009. Il est d'autant plus d'actualité qu'il repond parfaitement à ceux qui pensent que les enseignants maliens sont plutôt maximalistes dans la crise qui les oppose au gouvernement. Cet article montre à quel point on dilapide plus d'argent ailleurs que dans le système éducatif malien et ses enseignanats.
Tout à comencer aucours d'une cérémonie commémorant la joournée de l'enfant africain, le premier ministre malien devant des enfants et leurs parents aurait fait un commentaire de la situation scolaire en  décriant le comportemente des enseignants et montrant à quel point le gouvernement aurait trop fait pour ce corps. Ces propos ayant irrité plus d'un, des reponses n'ont pas tardés. On vous propose intégralement celui  de B. Z. Coulibaly tiré de l'Inter de Bamako.

Il est grand temps pour cet homme qui fut de tous les régimes de cesser de confondre son rôle de chef de gouvernement à celui d’un simple policier. La primature n’est pas un commissariat de police ! Oui, il a montré toutes ses limites dans la gestion des affaires courantes de notre pays. Depuis mars 1991, il est le seul  Malien qui n’a jamais enlevé sa casquette de ministre (ministre de la Santé, des Affaires étrangères, Secrétaire du «président» et enfin Premier ministre depuis le 27 septembre 2007).

Après son discours accusateur, dénonciateur et provocateur contre les enseignants le 18 mars 2008, il vient d’étaler sur la place publique ses carences devant les enfants et leurs parents le mardi 16 juin lors de la commémoration  de la Journée de l’Enfant africain. Les enfants ont interpellé le gouvernement malien sur la question scolaire. Ce gouvernement est le seul responsable de la crise scolaire. N’ont-ils pas le droit et le devoir d’interpeller ?

La méthode utilisée est de l’enfantillage ! Comment un Premier ministre se permet-il de  formuler des mensonges devant les enfants ? Ce n’était ni le moment ni le lieu de parler de ses questions scolaires devant les enfants. Un bon cadre malien pétri dans la culture ancestrale malienne n’agirait jamais de la sorte, quelques soient les circonstances. Pourquoi Modibo Sidibé ne prend-il pas part directement aux négociations avec les syndicats d’enseignants ? Est-ce du mépris ? Ou de l’orgueil  personnel qui  transcende sa personnalité ?

Qu’en est- il des négociations avec le ministre de la Fonction publique? Ce dernier a conduit jusque là les négociations avec respect et dans la courtoisie, selon les syndicats d’enseignants sans trompette ni tambour ! Il a régulièrement informé le Premier  ministre, Modibo Sidibé, de ses négociations. Sachez- le, selon les syndicalistes, la dernière rencontre date du mardi 9 juin 2009. Ils ont fléchi ce jour de 80 000 F CFA à 70 000 F CFA et cela contre la volonté de leur base.

Pourquoi le PM dénonce- t- il tant la rétention des notes ? A-t il su ce mardi  seulement que les notes sont retenues ? Où a- t-il retenu les 42 milliards de l’Initiative riz ? Lorsqu’on est en panne d’idées, on se tait. La margarine est au beurre ce qu’est la rétention des notes pour les syndicats maliens. Le gouvernement gère l’année scolaire et non les problèmes de l’école malienne ! Tout ce qui n’est pas interdit par la loi est autorisé et tout ce qui n’est pas autorisé est interdit.

La Loi 87 - 47 du 10 août 1987 n’en fait pas cas. Lorsque les Maliens depuis Azawad ont pris des armes lourdes, enlevé des citoyens en mouvement, enlevé des véhicules (dont celui du ministre de la Santé en 1996 en sa personne), déposé des mines, tué des populations civiles maliennes et retenu des soldats dans le nord Mali…, qui a vu le PM Modibo Sidibé  dénoncer ? Pourquoi s’attaquerait- ils aux enseignants et à leurs méthodes de lutte ? Les autorités n’ont- elles pas négocié avec les rebelles ? Qu ‘est  ce que Modibo a fait pour régler les problèmes de l’école ? Rien qu’en proposant un forum  de plus sur l’école.

Combien ce forum budgétivore a coûté au trésor malien 35 ou 37 milliards ? L’actuel ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Salikou Sanogo, a lui aussi été un acteur de la rétention des notes à la FAST. Aujourd’hui, il dénonce cette pratique alors qu’hier il le faisait. Voilà que l’organisateur du forum sur l’Education s’est fait piéger par les généraux (ATT et son PM). Le forum a été du bavardage inutile et n’a apporté aucune solution aux problèmes de l’école.

La COSES dit non à la fonction pagaille des collectivités et demande l’intégration de tous les contractuels à la fonction publique de l’Etat. Ces collectivités ne peuvent pas garantir un plan de carrière encore moins la régularité dans le payement des salaires des enseignants. S’agissant de l’indemnité de logement, les accords du 17 juillet avec Ousmane Issoufi Maïga ont été remis en cause par Modibo Sidibé. Où est la continuité de l’Etat ? Quel est l’état actuel des  dépenses inutiles et  des primes et indemnités au Mali ?

Les enfants doivent savoir que le Premier ministre touche 37 millions de F CFA par mois  comme dépenses de souveraineté (jamais octroyées à un chef de gouvernement) et que le président de la République aurait 18 milliards de F CFA dans sa caisse noire  par an ; somme qui correspond à 250 millions par semaine (du lundi au vendredi) et à 50 millions par jour. Oui nos enfants ont le droit de savoir qu’un simple Arrêté a accordé  le 24 avril 2007, une prime de 250 000 F CFA aux gouverneurs de régions et du district de Bamako et 150 000 F CFA aux sous préfets pendant que le P M était lui-même Secrétaire du président ATT.

Ils doivent savoir le contenu du décret signé le 26 juin 2008 accordant des primes mensuelles aux officiers et hommes du rang des forces armées, allant de 80 000 F CFA pour les officiers supérieurs à 10 000 F CFA pour les derniers (dont certains n’ont pas le niveau de la 4ème année fondamentale) appuyé par une lettre confidentielle du PM  Modibo Sidibé datant du 27 juin demandant son application dès le mois de juillet 2008. Il fallait dire aux enfants la teneur du décret n°08- 603 /PRM du 3 octobre 2008 fixant les taux des indemnités et primes accordées au personnel de la présidence de la République (allant de 350 000 F CFA au directeur de cabinet par mois à 15 000 F CFA  aux plantons de la présidence par mois) Quelle injustice ? Combien de préavis de grève ceux-ci ont –ils déposé pour bénéficier de toutes ces primes ?

Aucun, ce sont de jolis citoyens en perpétuel mouvement. !!! Il est temps de dire l’incidence financière de toutes ces primes  supportées par le contribuable malien!!! Maintenant le même gouvernement dirigé par Modibo Sidibé qui a battu le record de longévité en tant que ministre au Mali, en Afrique et dans le monde propose 10 000 F CFA aux cadres A (professeurs) par mois, inférieur à la prime d’un planton de la présidence et 7 000 F CFA aux maîtres du fondamental, un taux inférieur à la prime du jardinier et du boy de Koulouba qui touche 10 000 F CFA par mois. Quelle honte pour ATT et son gouvernement ? Oui les enfants sont aussi préoccupés par la situation de leurs camarades de classe réguliers normalement admis au D.E.F non orientés (soient 14 875) en 2009. Quel désespoir pour ses enfants qui ne sont «l’ami» de personne. Ils ont un besoin de formation et d’éducation. Cessez de mettre les enfants et les parents d’élèves sur le dos des enseignants ! Ces derniers veulent que justice soit rendue et cherchent à améliorer leurs conditions de vie et de travail dans la légalité Sachons raison gardée et cessons de faire amuser la galerie.

Pourquoi le PM policier a t-il attendu 8 jours après pour réagir  aux contre propositions du syndicalistes? Selon des sources bien informées, le ministre Abdoul Wahab Berthé l’a informé  le même jour des contre propositions du syndicat. La déclaration de Wahab, le même jour sur les antennes de l’ORTM, prouve la bonne foi de ce juriste et sa maturité politique.

En conséquence, le silence coupable du PM est le reflet d’un mépris  qu’il a toujours manifesté à l’égard du corps enseignant qui a forgé sa personnalité dans un passé récent. Cet acte prouve que l’école n’a jamais été une priorité pour ATT et son gouvernement, dirigé aujourd'hui par Modibo Sidibé qui se réclame de Tiecoro  Bagayoko et qui disait ceci «Au Mali, un coup de piston vaut mieux que 100 ans d’études.» Il  doit d’ailleurs à ce dernier sa première formation post universitaire.

Le peuple malien doit-il cautionner que de tel homme continue à accélérer  la déconfiture du système éducatif malien ?

Par ces motifs, l’actuel PM «fut effectivement de tous les régimes mais n’en servit aucun.» S’il est incapable d’apporter des solutions aux problèmes de l’école,  il peut rendre sa démission avant qu’il ne soit trop tard. Le Mali mérite mieux que ça ! Les Maliens sont déçus de la gestion actuelle des affaires courantes.

Aujourd’hui, la preuve est établie qu’aucun de se ses enfants ne se trouve dans le système éducatif malien. L’école française «LIBERTE» est devenue un passage obligé pour la progéniture des cadres qui ne vivent pas les réalités maliennes. Avec ou sans diplômes, ils doivent poursuivre les études aux USA ou au Canada. Quelle honte pour les cadres maliens ? Voila la véritable contradiction du système. Il faut tuer l’école publique malienne. Les 2/3 sont déjà vendues aux promoteurs d’école qui sont des «vrais commerçants» à la recherche du gain facile. L’idée selon laquelle «ce sont les enfants des pauvres qui en souffrent» doit être révolue.

En conséquence, le peuple malien doit exiger de tous les cadres l’inscription de leur progéniture dans l’école publique malienne. C’est à ce prix seulement que le système éducatif fonctionnera et les autorités maliennes cesseront leur égoïsme en accordant assez de crédits à l’école et aux enseignants.

La société civile malienne doit cesser de jouer aux sapeurs pompiers, elle doit sans partialité s’impliquer dans la gestion de la crise scolaire. Elle est inféodée au pouvoir et est très laxiste. Elle a été témoin des accords du 17 juillet 2007 remis en cause sur ses barbes blanches par Modibo Sidibé sans protestation. Ces vieux demandent à la COSES la libération des notes, mais qu’exige-t-elle du gouvernement ? Le constat, c’est moins l’attitude des ministres en charge de l’Education qui est en cause que le comportement malveillant et méprisant envers le corps enseignant de ATT et de son Premier ministre qui est en cause.

Les revendications des enseignants ne sont pas au dessus des moyens de l’Etat malien. L’incidence financière évaluée à 37 milliards par le PM en ce qui concerne les primes, réclamées par les enseignants, n’est pas exacte. Dans la mesure où, aucune structure de l’Administration malienne ne saura dire avec certitude le nombre exact des enseignants. Donc, le PM doit revoir ses chiffres erronés.

En mettant ce corps dans les conditions, le peuple malien pourra parier sur la qualité de ses ressources humaines. Le PM doit savoir que l’école est une institution et sa bonne gestion demande des responsables compétents, sincères et patriotes  qui savent la valeur de l’Education pour un pays.

Conjuguons nos efforts pour sauver l’école malienne !!!

Par Scorpion - Publié dans : Monde scolaire
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