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C'est par une déclaration "bidon " que le bureau COSES a mis fin à deux années de lutte syndicale le jeudi 16 juillet sur l'ORTM.
La mise en scène a été précédée par des simulacres d'avis d'assemblée générale radiodiffusés le mercredi dernier. C'est le sacre de la trahison en vigueur dans les syndicats d'enseignants depuis
l'avènement du 26 Mars au Mali.
Des questions majeures subsistent à cette farce de mauvais goût servie de façon grotesque. Pourquoi le BEN/COSES a mis deux ans pour suspendre son mot d'ordre de non évaluation et de rétention
des notes ? Pourquoi le régime de son excellence Amadou Toumani Touré a attendu trois ans pour octroyer des miettes aux enseignants? Le BEN/COSES a-t-il consulté sa base pour légitimer son
action?
La vérité est que le ridicule ne tue plus et que la tradition a été respectée par une poignée de faux responsables syndicalistes. Les luttes des syndicats d'enseignants ont rarement abouti à
cause du piratage des revendications par des leaders qui ont juré de perdre les enseignants et leurs élèves. La stratégie a toujours consisté à monter les enchères dans la conduite des
négociations pour finalement se sucrer à la manière des charognards .C'est de cette façon que tous les leaders syndicalistes se sont servis, à l'exception de feu ISSIAKA TIMBINE.
Le mot d'ordre de la COSES a été suspendu dans le mépris souverain de sa base. Au dernier meeting de juin dernier, elle a fortement recommandé aux leaders de la consulter avant toute
suspension. Aucune consultation n'a eu lieu avant la mascarade de déclaration du jeudi dernier.
Les membres du BEN/COSES, les membres des bureaux des 4 syndicats nationaux ont failli à leur mission. Ils ont délibérément trahi la confiance des militantes et des militants, qu'ils ont humiliés
ignoblement. Dans ce cas, puisqu'ils peuvent suspendre de leur seul vouloir les mots d'ordre, pourquoi ont-ils attendu deux ans pour le faire? Quel gâchis pour l'école malienne? Quelle
atteinte à l'honneur et à la dignité des enseignants ? Nous avons grand souci pour l'école et les Enseignants maliens et nous pensons qu'il faut changer les méthodes et les stratégies de
négociation avec les syndicats d'enseignants. Que s'est-il réellement passé? Dieu Seul en est témoin ! Les mois à venir nous édifieront largement avec les éventuelles nominations dans
le département. A notre avis le régime n'avait pas besoin de tout ce temps pour servir ainsi les Enseignants. Il doit aider à contrer les syndicalistes pourris qui sont les vrais preneurs
d'otages. Tant que subsistera la corruption à l'école, l'école publique n'arrêtera jamais de se "cadavériser".Il est temps que le régime centre tous ses efforts sur la reconnaissance du mérite et
la libération du génie. Il faut cesser d'encourager les comportements malsains chez les éducateurs. La suspension du mot d'ordre n'a fait l'objet d'aucune médiation et aucun protocole d'accord
n'a été signé. De cette manière, le noyau infiltré s'est montré coupable et déloyal. Il aurait sagement fallu accepter la proposition de Monsieur le Premier Ministre dès le début. L'école
malienne aurait bien gagné. Nous ferons tout pour chasser les syndicalistes opportunistes et corrompus qui se sucrent sur le dos des Enseignants et des élèves.
Par Lassina KEITA
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